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Ce premier album de La Poulpe, alias Nathalie Bagarry, nous entraîne dans l'univers surréaliste, intime et cru d'une pas si Tendre Mademoiselle que ça !
Chansons de "caractères et de mœurs", les 11 titres sans concession de cet opus ondulent sur la voix chaude et sensuelle de l'artiste, comme autant de tentacules sur une explosion d'images (Dix mille formes), comme autant de regards à la fois impitoyables sur la société (Le corps, La mouche) ou tendrement généreux portés sur une foule d'individus à la dérive (Lemoncello de Marseille, Les TOC), ou encore rencontrés au hasard des rues (Tendre Mademoiselle).
L'interprétation théâtrale de textes dépouillés de fioritures (Roulette russe), l'arrangement épuré et très rythmé du piano d'Alain Soler qui en épouse voluptueusement les formes (Le tambour des rapaces), donnent à l'ensemble une unité de sens et de son, une homogénéité artistique qui, partant de l'intime pour toucher à l'universel, ne laisse pas indifférent...
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